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La Macanita

Tomasa
Guerrero Carrasco, La Macanita, née en 1968 à Jérez de la Frontera, est
considérée depuis l'âge de 10 ans comme une des révélations du chant. Elle
tient son surnom de celui de son père, El Macano, mais son chant déchiré
et pur vient du souvenir de sa mère : "J'ai ressenti et entendu le
flamenco déjà dans le ventre de ma mère. Depuis, il ne m'a plus quitté".
On la retrouve régulièrement
dans les Jueves Flamencos de Jérez, concerts qui sont les véritables moteurs
de l'activité artistique locale. Parallèlement elle participe au chœur de
villancios (chants de Noël) de la Cátedra de flamencología. A 15 ans, elle se
produit pour la première fois en récital, c'est le début d'une carrière
professionnelle qu'elle partage avec d'autres artistes de Jérez : El
Torta, Moraíto, Capullo... Avec
sa voix chaude, voilée, qu'elle casse à volonté.
La Macanita passe du chant profond à l'allégresse festive. Réputée
pour ses bulerías, soleares, siguiriyas, fandangos, et les villancios de Noël,
elle est aussi connue pour son aptitude naturelle à intégrer la danse de manière
judicieuse et immédiate.
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