La connaissance acquise auprès de ces grands noms du
flamenco lui a apporté la maturité nécessaire pour démarrer une carrière
en solitaire.
Depuis la sortie de son disque 'Barcas de
Plata', son nom apparaît de plus en plus dans les festivals flamenco
de grande envergure.
Les critiques dans la presse sont unanimes : La
Maestra Carmen Linares, sa marraine, s’enthousiasme :
« Encarna va être un grand nom du cante
flamenco. Elle a une grande connaissance du cante, un contrôle parfait
de sa voix, une réelle aficion ; sa voix est délicate, ses
interprétations à fleur de peau subliment son ART. »
L’écrivain et critique d’art José Luis Ortiz Nuevo
renchérit : « Son expression et
interprétation atteignent le summum de la douceur et de la beauté.
Encarna a appris la tradition en écoutant les grands cantaores et
cantaoras pour exprimer ce qu’elle ressent ».
Si vous lui demandez quels sont ses modèles, elle vous
répondra Pavón, Caracol,
Vallejo, Juan Varea, Camarón, Marchena, Fosforito, Chacón et tant
d’autres ; pour les femmes, La Niña de los Peines, Carmen Linares,
Isabelita de Jerez, Adela la Chaqueta, La Perla… Et pour ceux qui
sont originaires de Cadiz Aurelio, Chano Lobato, Manolo Vargas...
Aujourd’hui, le chant n’a plus aucun secret pour elle.
Quand elle chante a demi-voix, elle ne perd pas son spectre
sonore. Elle passe de la douceur à l’extase naturellement, tel un aigle
qui apprend à voler, sans ornements superflus.
Ses récitals reflètent la richesse de son style, tant
dans la structure musicale que dans le concept rythmique, démontrant à
la fois la versatilité de cette artiste et sa capacité à assimiler
l’héritage flamenco dans ses formes les plus variées. Un rêve d’enfant
devenu réalité. Encarna se souvient quand, toute petite, elle se
laissait porter par la magie de la plage gaditane « La Caleta » à la
tombée du jour, lorsque les barques des pêcheurs reflétaient dans
l’océan leur couleur argentée. C’est dans ces moments de pure magie
qu’elle a su qu’elle deviendrait cantaora. Son premier disque
garde pour toujours l’empreinte de ses rêves salés.