Trois jours de flamenco dans une
ambiance festive à la Villette.
La chaleur
ibérique envahit la Grande halle
lors d’un long week-end dédié au
flamenco.
Trois soirées
d’émotions fortes durant lesquels
grande famille gitane et jeunes
talents prouvent la richesse de cet
art en perpétuelle évolution sans
jamais renier tradition et héritage.
Un programme
chaleureux et coloré qui commence le
jeudi avec José Maya, danseur
attitré du célèbre Tomatito. En
seconde partie La Farruca, La
Faraona et El Carpeta, la famille
regroupée de feu El Farruco; deux de
ses filles et son petit-fils âgé de
12 ans, tous les trois danseurs de
flamenco à l'état pur, sans
paillettes ni artifice.
Le vendredi,
un concert du pianiste virtuose
Diego Amador, issu d’une famille
gitane de Séville, purement
traditionnel et totalement
avant-gardiste.
Suite de la
soirée avec La Moneta, danseuse
originaire de Grenade à l’expression
profondément dramatique.
Et pour finir
ce week-end, deux spectacles de
danse avec la compagnie Antonio El
Pipa, fidèle héritier de la danse
gitane pure et authentique et
Pastora Galván, sœur d’Israel Galván,
qui représente avec sa dernière
création la jeune génération de
danseuses flamencos
Pour compléter
le voyage, un village espagnol
propose, avant et après le
spectacle, dans une ambiance
musicale et festive, produits
gastronomiques et stands d’artisanat
ainsi qu’une grande tombola pour
gagner un voyage à Séville.
Les artistes
Jeudi 3 mai
José Maya
José Maya
Serrano, danseur né au sein d’une
famille gitane d’artistes, peintres,
acteurs et écrivains, descendant de
la célèbre danseuse Fernanda Romero,
parent avec l’éminent peintre
Antonio Maya et le chanteur Gabriel
Moreno.
Formé par les
plus grands maîtres de la célèbre
école de Madrid "Amor de Dios", à 9
ans il partage l’affiche avec
Antonio Canales, Juan Ramirez,
Joaquin Grilo, Enrique Morente
"Festival Benefico flamenco por un
corazon". En 1998 il obtient le prix
Copa Pavon de meilleur danseur.
En 2000 il
obtient une bourse de la Fondation
des auteurs par la prestigieuse
Catedra Alicia Alonso de ballet
classico avec laquelle il danse
comme artiste invité dans le ballet
classique de la jeune communauté de
Madrid.
En 2007 il est
appelé par le cinéaste Tony Gatlif
pour être le 1er danseur
de son spectacle "Vertiges".
Il fait partie
du sexteto de Tomatito avec lequel
il tourne dans les festivals les
plus prestigieux du monde.
En 2011 il
présente "Maya" au XVème festival de
flamenco de Jerez et reçoit les
éloges de la critique.
Il travaille
actuellement à la chorégraphie de
son prochain spectacle "Alegria".
La Farruca, La
Faraona, El Carpeta

La famille regroupée de feu El
Farruco, de ses deux filles à son
petit-fils âgé d’à peine douze ans.
Née à Séville
en novembre 1963, La Farruca monte
sur scène dès l’âge de 13 ans
accompagnée au chant par le mythique
Camarón de la Isla.
Fille du
légendaire Farruco et mère de
Farruquito, elle s’inscrit dans une
famille de danseurs parmi les plus
fameux d’Espagne. Avec son père
comme professeur, elle apprend dès
son plus jeune âge, l’exigence et la
rigueur des secrets de l’art gitan.
A 46 ans,
Rosario Motoya Manzano de son vrai
nom, est désormais en complète
plénitude et en osmose avec son art.
Après avoir
été la protagoniste de spectacles
tel que “Andalucía Flamenca”,
“Persecución”, “Flamenco
Puro”, “Amante” et “Bodas
de gloria” et partagé la scène
avec des artistes comme El Guito,
Angelita Vargas, Manuela Carrasco ou
Antonio Canales, elle créé en 1997
au Royal Festival Hall de Londres,
le premier spectacle de Farruquito “Raíces
Flamencas”.
Avec le
spectacle “Farruquito y Familia”
elle éblouit les critiques des
Etats-Unis qui affirment “c’est une
femme dotée d’une grande volupté sur
scène et sa danse est une évocation
aux muses”.
Dans les
années 2000, après la mort soudaine
de son mari, le chanteur Juan
Fernandez “El Moreno” elle arrête la
danse. Mais trois ans plus tard,
elle décide de faire son "come-back"
et retrouve la scène avec des
spectacles à succès comme “Gitanas”
ou le plus récent “De Farruca a
Faraona”.
La Farruca c’est le flamenco à
l’état pur. Comme elle le dit
elle-même "je ne sais rien danser
d’autre".
http://www.youtube.com/watch?v=yhdc_1D3ICA
Vendredi 4 mai
Diego Amador
Pianiste virtuose issu d’une famille
gitane de Séville, purement
traditionnel et totalement
avant-gardiste.
Né en 1973, Diego Amador est le
petit frère de Raimundo et de Rafael
Amador, les fondateurs du célèbre
groupe de flamenco-pop-rock
PataNegra. Diego commence sa
carrière très jeune en jouant avec
ses frères, puis avec La Susi,
Remedios Amaya et Joaquin Grilo. Il
intègre par la suite le sextet de
Tomatito avec lequel il se produit
encore régulièrement, collabore à un
niveau international avec des
maestros tels que Larry Coryell,
Salines de Luis, Biréli Lagrène et
Jerry González. Ce
multi-instrumentiste autodidacte et
virtuose réussit le pari de faire
vibrer les cordes de son piano comme
une guitare flamenca qui viendrait
flirter avec le jazz. Purement
traditionnel et totalement
avant-gardiste ! Son destin de
guitariste flamenco prend un
changement radical, le piano et
l’improvisation sont ses nouvelles
passions.
Diego Amador innove tout ce qu’il
touche, il décale rythmes et formes,
mais reste attaché à un style
profondément flamenco. C’est une
question d’identité, au-delà de
l’esthétique, une affaire de gitans,
une affaire de famille.
http://www.diegoamador.es/INICIO.html
La Moneta
Danseuse originaire de Grenade à
l’expression profondément
dramatique.
Fuensanta “La
Moneta” est une artiste à vocation
précoce, sa fougue pour la danse
flamenco s'éveille dès son plus
jeune âge. Elle mène de front études
et travail afin de s’offrir les
meilleures formations artistiques
avec les plus grands maîtres tels
que : Javier Latorre, Mario Maya,
Juan Andrés Maya, Juana Amaya,
Matilde Coral, Israel Galván.
Dès sa
première apparition sur scène à
l’âge de 16 ans, les critiques
voient en elle une future grande
dame du flamenco et la revue de
flamenco Lama 100 lui
consacre une interview, la
présentant comme la danseuse la plus
brillante des années 80. Depuis
lors, La Moneta se produit dans les
salles les plus prestigieuses et les
festivals flamencos d’Europe, d’Asie
et d’Amérique.
Son regard
profond et énergique, où l’on peut
lire toute la tension et la
concentration d’une artiste née pour
danser, fait vibrer le public.
Habillée de
son "camisón", Fuensanta "La Moneta"
s’agite avec force, elle maintient
la concentration de tout son corps
pour, à la fin, s’abandonner avec la
même fraicheur qu’à ses débuts.
Récompensée en
2008 en tant que danseuse -premier
prix du festival Torrelodones à
Madrid et désignée meilleure
danseuse de l’année par les
critiques et journalistes d’Espagne-
elle présente en 2010 à la biennale
de Séville, sa première expérience
en tant que chorégraphe avec le
spectacle Bailar, vivir.
En 2011, elle
reçoit le prix "El Taranto" pour le
meilleur spectacle flamenco présenté
à Almeria. Fuensanta "La Moneta"
dégage un dramatisme
exceptionnellement fort, une
exactitude du mouvement, une ample
connaissance du chant et un talent
inné qui lui permet de faire de sa
danse un acte expressif et
envoûtant.
http://www.fuensantalamoneta.com/
Samedi 5 mai
Pastora Galván
La jeune génération des danseuses
flamenco, sœur d’Israël Galván
présente Pastora.
En droite
lignée de la tradition flamenco de
son père José Galván mais inspirée
aussi par la modernité de son frère,
Israël Galván génie de
l’avant-garde, Pastora est devenue,
au fil du temps, une danseuse
reconnue et a gagné en 2001 le prix
Matilde Coral au Concours National
d’Art Flamenco de Cordoue.
Tout en
suivant des études au Conservatoire
de Séville (de 1990 à 1998) elle
débute une carrière professionnelle.
Dès l’âge de 15 ans, elle voyage aux
Etats-Unis et donne, dès l’année
suivante, des cours à l’Université
de Stanford.
A partir des
années 2000, elle participe à tous
les grands festivals de danse du
monde.2006 marque un tournant dans
sa carrière. Elle rencontre un
succès retentissant lorsqu’elle
apparait, à la Biennale de Séville,
dans cinq chorégraphies créées pour
elle par son frère, sous la
direction artistique de Pedro G.
Romero.
Au cours de sa
carrière, Pastora Galván a travaillé
avec des artistes de renom tels
qu’Eva Yerbabuena, Fernando
Terremoto, Maria Pagès, Joaquim
Grilo, Jose Luis Rodriguez…. ou
encore Carmen Linares lors de ses
créations La Diosa Blanca ou
Las Mujeres en el Flamenco.
Elle collabore également avec
Antonio Canales pour son spectacle
"Los Grandes" et avec le
compositeur-pianiste David Peňa
Dorantes. A la fois inventive et
sensuelle, son esprit vif et son
énergie irrépressible la poussent
continuellement vers de nouveaux
projets et aventures artistiques.
Ainsi dans sa dernière création
Pastora, présentée au festival
de flamenco de Jerez, et dans
laquelle tradition et avant-gardisme
sont intimement mêlées.
http://www.pastoragalvan.com
Compagnie Antonio El Pipa
Fidèle héritier de la danse gitane
pure et authentique
Né en 1971 à
Jerez, petit-fils de la danseuse Tia
Juana La Del Pipa, Antonio El Pipa
est danseur et chorégraphe. Après
avoir partagé la scène avec des
personnalités telles que José
Carreras ou Isabel Pantoja et des
formations comme l’Orchestre de
Chambre de Séville, il se retrouve à
l’affiche de salles prestigieuses.
De Vienne au
Costa Rica, en passant par Grenade
ou Séville, on ne compte pas les
festivals de danse qui l’ont
accueilli. Lauréat de prix
prestigieux comme celui du Cercle
des Beaux-arts de Madrid, de la
critique au meilleur spectacle, de
la Chaise d’Étude flamenco, la
critique l’a encensé comme le "digne
successeur des vétérans Antonio
Gadès, Mario May ou le Güito".
En 2008, avec
son spectacle "de Tablao", il
remporte un tel succès qu’il se voit
décerner le titre de "nouvelle
étoile de la danse flamenco" au
festival des Arts FIA.
En prenant la
direction artistique et
chorégraphique de L'Amour Sorcier
de Manuel de Falla, il en crée une
nouvelle version à la demande de la
directrice du Ballet National du
Cuba, la très célèbre Alicia Alonso.
Ce prestigieux ballet est présenté
lors du Festival de Ballet de La
Havane. Il donne également des cours
et intervient lors de séminaires
réputés comme ceux organisés
récemment pour le Centro Andaluz de
Danza, sur invitation personnelle de
Jose Antonio, pour le ballet de
Salzburg ou celui organisé pour la
Fundación de Arte Flamenco Cristina
Heeren. Antonio est considéré comme
le fier et juste héritier du baile
gitan le plus pur et le plus
authentique, dénué de fioritures et
d’artifices superflus mais
respectueux des dernières tendances
que connaît le baile flamenco.
http://www.antonioelpipa.com/bienvenida.php?idm=fra
Le Village espagnol
Avant et après
le spectacle, la Grande halle
accueille le public dans une
ambiance de féria espagnole où les
saveurs et les couleurs de
l’Andalousie sont à l’honneur.
Dès 19h le jeudi et le vendredi et
dès 17h le samedi, les papilles des
spectateurs sont mises en émoi avec
toute une gamme de propositions
gastronomiques : jambon "patanegra",
gazpacho, tortilla, chorizo, fromage
et une grande variété de tapas. Et
pour étancher la soif, un bar
propose une sangria parfumée, des
bières espagnoles, des vins capiteux
ou encore du cava pétillant.
Musiciens, chanteurs et danseurs de
flamenco convient à une déambulation
festive à travers des stands
d’artisanat ou de sociétés et
d’institutions espagnoles qui ne
manquent pas de faire découvrir
leurs services ou produits et
offrent de petits cadeaux souvenirs.
Et pour que la fête soit complète,
une grande tombola est organisée
avec, pour l’heureux gagnant, la
chance de découvrir Séville lors
d’un séjour offert : voyage
aller-retour, hébergement et
invitation à un tablao.
ROMERO DIAZ Production :
coproducteur de l’événement
La société de production ROMERO DIAZ
basée à Paris depuis 1990, s'est
spécialisée dans la musique
ibéro-latino-américaine.
Son activité principale, la
production de concerts et spectacles
musicaux s'est étendue à l'édition
musicale, à la production
discographique, d'émissions radio et
télévisuelles.
Ces trois
dernières décennies, elle a produit
presque tous les grands artistes tel
que Paco de Lucia, Mercedes Sosa,
Chico Buarque, Gilberto Gil, Compay
Segundo, Pablo Milanes, Cristina
Hoyos, Los Van Van, le groupe
Aventura … sur la plupart des
grandes scènes en Europe.
A partir de
2007, elle développe son activité en
Amérique Latine, où elle organise
entre autres, la tournée de Diego El
Cigala, Charles Aznavour etc…
www.romerodiaz.fr