Le prévenu a alors avoué, selon le
commissaire de police, qu’il collectionnait des petites
culottes depuis ses 18 ans (30 ans de vie bien remplis !).
L’on a retrouvé chez lui, poursuit la dépêche, dix mille
culottes (encore un petit esprit qui fait dans le gigantisme
quantitatif– Et la presse jubile !)
On aurait tort de croire qu’une telle nouvelle n’a pas
d’utilité. Toute son utilité réside dans sa Vulgarité, c’est-à-dire dans
son potentiel vendeur. La Vulgarité est l’Erotisme mis à la portée des
pauvres d’esprit, des amputés de l’imagination.
L’Art, c’est avant tout créer, imaginer. La Danse, c’est
érotiser. Le Flamenco c’est porter l’Erotisme aux Eminences
émotionnelles, bien au-delà des petites culottes, bien au-delà des
petits esprits.